Quand le public m’a appris l’essentiel
Avril 2002, lors d’une soirée en club où j’étais DJ résident, j’ai eu l’occasion de rencontrer Bruno Guillon et Bruno Roblès. À cette période, ils connaissaient un énorme succès sur NRJ, notamment grâce à leurs reprises de titres en français, décalées et volontairement humoristiques.
Ce soir-là, le club était plein à craquer. L’ambiance était électrique, presque irréelle. Et c’est précisément à ce moment que j’ai compris quelque chose d’essentiel : mon manque de technique, à l’époque, n’avait finalement que peu d’importance.
Les clients n’étaient pas venus pour analyser des enchaînements parfaits ou des mix calés au millimètre. Ils étaient là pour s’amuser, chanter, rire et partager un moment.
Avec mon acolyte Tof, plus nos mixes étaient approximatifs, plus l’ambiance montait. Nous étions décalés, imparfaits… mais le club affichait complet tous les week-ends.
Cette soirée m’a appris une leçon fondamentale : en DJing, l’émotion et l’énergie priment toujours sur la démonstration technique.
