Les a priori les plus connus
Les DJ sont alcooliques.
Les DJ fument de l’herbe.
Les DJ prennent de l’ecstasy.
Les DJ enchaînent les conquêtes.
Les DJ vivent la nuit entourés de centaines de “potes”.
Les DJ sont inaccessibles.
Les DJ n’ont qu’à appuyer sur un bouton.
Les DJ ne travaillent finalement pas tant que ça…
Ces clichés existent. Et pourtant, ils sont faux.
Ou plutôt : ils ne concernent qu’une minorité.
Quand je parle de DJ, je parle de ceux qui exercent ce métier pour les gens et pour la musique, pas pour le buzz.
Je parle de ceux qui savent lire une piste, mixer au tempo sans assistance, gérer un micro, porter une soirée du début à la fin. De ceux qui ont appris avec leurs oreilles avant d’apprendre avec des écrans.
Pas des “DJ TikTok”.
Pas de ceux qui pensent qu’un contrôleur acheté à Noël et une touche sync suffisent à faire un artiste.
Pas de ceux qui ne sortent jamais de leur chambre ou de leur cuisine, qui n’ont jamais tenu une vraie soirée, ni compris ce qu’implique un public réel, une salle pleine, une énergie à gérer pendant plusieurs heures.
Mixer, ce n’est pas empiler des transitions.
Une transition n’est pas une fin en soi, c’est un outil.
Et lorsqu’elle devient l’unique argument, elle révèle souvent une limite technique ou une méconnaissance profonde du métier.
Être DJ, ce n’est pas faire illusion.
C’est tenir une ambiance, porter une émotion et assumer une responsabilité.
“C’est ça mon analyse !”
